Thomas Archetier

    Vingt ans dédiés à l'art de l'archet. Créer, réparer, sublimer. 

« La marque de référence pour vos archets. »

Présentation

Depuis 2002, je me suis installé dans la belle région de Montpellier, attiré par sa richesse culturelle et, bien sûr, par son soleil. Je fabrique des archets avec toute l'expertise et la passion que m'a transmises Pascal Camurat (archetier, luthier). Mon activité principale est la fabrication d'archets de violon, d'alto et de violoncelle, avec une attention particulière portée à la sélection des matières premières. J'utilise principalement de l'ébène et du bois de Pernambouc, ce qui me permet de répondre à la sensibilité, au style de jeu et à la personnalité de chaque musicien. 

D’autre part, j’attache une importance primordiale à l’équilibre, le cambre et le poids de mes instruments. J’assure également l’entretien et la réparation des archets.
Aujourd’hui, avec une expérience reconnue je souhaite m’adresser à un public varié (musiciens débutants, confirmés ou professionnels) et donner l’opportunité à tous d’acquérir un archet de qualité à des prix adaptés.

L' atelier

L'atelier de Thomas Koenig est bien plus qu'un simple lieu de fabrication : c'est un espace conçu pour allier la haute tradition artisanale et des solutions techniques innovantes.

Voici quelques précisions sur son environnement de travail à Montpellier :

Un cadre propice à l'écoute

  • Localisation : Son atelier est situé au 64, rue du Clos de la Cerisaie, à deux minutes de l’Hôtel de Région (quartier Antigone). Il décrit lui-même cet endroit comme un "havre de paix" où l'odeur du bois et du crin domine.

 

  • Accueil des musiciens : L'atelier est ouvert du lundi au vendredi de 14h à 18h30. Contrairement à de grandes structures, c'est un lieu intimiste où il prend le temps d'écouter les besoins spécifiques des musiciens (qu'ils soient débutants, confirmés ou solistes d'orchestre) pour ajuster l'équilibre ou la réponse de l'archet.

Un équipement entre tradition et technologie

L'atelier de Thomas Koenig se distingue par l'adaptation de ses outils à son savoir-faire :

  • Établi sur-mesure : Toutes les étapes de la fabrication (taille de la baguette au rabot, montage de la hausse) sont réalisées assis. Son atelier est optimisé pour que chaque geste, de la mise en courbe à la chaleur jusqu'au mèchage, soit d'une précision millimétrée.

  • Innovation (Marquage laser) : Une particularité notable est sa collaboration avec le Humanlab Saint-Pierre. Pour signer ses archets (l'étape de la "marque au fer" qui nécessite une force et une stabilité particulières), il utilise désormais une graveuse laser. Cela lui permet d'apposer sa signature "Thomas Koenig" avec une netteté parfaite, mariant technologie numérique et bois précieux.

  • Matériaux nobles : On y trouve des stocks de pernambouc (bois du Brésil) rigoureusement sélectionnés, ainsi que de l'ébène, de l'argent et de la nacre pour la confection des hausses.

Fabrication

1. Le Choix du Bois : Le Pernambouc

Le matériau roi est le Pernambouc (Paubrasilia echinata). Il est prisé pour sa densité, sa résistance et sa capacité à transmettre les vibrations à une vitesse impressionnante.

  • Sélection : L'archetier choisit un morceau de bois droit, exempt de nœuds, avec un fil (le sens des fibres) parfaitement rectiligne.

  • Séchage : Le bois doit sécher pendant des années, voire des décennies, pour atteindre une stabilité parfaite avant d'être travaillé.

2. Le Profilage et la Mise en Forme

L'archetier travaille la baguette brute à l'aide de rabots, de limes  et de canifs.

  • La conicité : Une baguette n'est pas un cylindre uniforme. Elle est plus épaisse vers le talon (côté main) et devient progressivement plus fine vers la tête. Cette progression est vitale pour l'équilibre.

  • L'équilibrage : L'archetier déplace le centre de gravité en enlevant de la matière, afin que l'archet ne soit ni trop "lourd en tête" ni trop "lourd en main".

3. La Mise en Courbe (Le Cambrage)

C'est sans doute l'étape la plus impressionnante. La baguette est chauffée progressivement au-dessus d'une flamme (généralement une lampe à alcool ou un bec de gaz) pour être courbée.

  • L'art de la chaleur : En chauffant le bois, ses fibres deviennent malléables. L'archetier donne à la baguette une cambrure (une courbure concave) spécifique.

  • La mémoire du bois : Une fois refroidi, le bois conserve cette forme. La tension du crin viendra plus tard contrer cette courbure pour permettre au musicien de jouer.

4. La Tête et la Hausse

  • La tête : Elle est sculptée avec une précision chirurgicale pour accueillir la plaque de protection et le logement du crin.

  • La hausse : C'est la pièce mobile qui tient le crin au niveau de la main du musicien. Elle est souvent en ébène, ornée de nacre et de métal (argent ou or). Elle intègre le mécanisme de vis qui permet au musicien de tendre plus ou moins son archet.

5. Le Montage et le Crin

  • Le choix du crin : Il utilise du crin de cheval (souvent de Mongolie ou de Sibérie) sélectionné pour sa texture naturellement rugueuse, qui permet d'accrocher la corde.

  • Le "mèchage" : L'archetier répartit les mèches de crin de manière parfaitement égale pour que la tension soit répartie uniformément sur toute la longueur.

Entretien & Réparation

Thomas intervient sur des dommages plus structurels ou liés à l'usure du temps :

  • La plaque de tête : Remplacement de la protection à la pointe de l'archet (souvent en ivoire de mammouth sur les anciens, aujourd'hui remplacée par de l'os ou des matériaux synthétiques haute densité).

  • Réglages de la hausse : Ajustement du mécanisme pour que la tension se fasse de manière fluide, remplacement de la vis ou de l'écrou si nécessaire.

  • Remplacement des recouvrements : en nacre ainsi que les grains de nacre. Les garnitures sont en fil d'argent ou en argent de soi, ainsi que les poussettes en cuir.
  • Redressage de la baguette : Au fil du temps ou à cause d'une mauvaise tension, un bois peut se cambrer de travers. Il utilise la chaleur pour redonner sa rectitude et sa courbure (cambrure) d'origine à l'archet.

  • Remèchage : avec du Crin de premier choix.

 

« L'archet est au cordiste ce que le souffle est au chanteur. »

 

« Faire corps avec son instrument »

 

« Jouer sur le poil »

« Le violon est une voix humaine, c'est l'instrument qui se rapproche le plus du chant. »

Contact

Atelier Thomas ouvert au public

du lundi au vendredi de 14h00 à 18h30

A 10 minutes à pied en voiture ou en bus du Corum et de son Opéra

Adresse: 64 rue du clos de la Cerisaie

34000 Montpellier

contact@thomas-archetier.com

06.12.47.88.22